Patricia Lyfoung, une artiste engagée ? L’exemple de la bande dessinée La Rose Ecarlate

  • Maxence Duarte Université de Rouen Laboratoire du GRHIS (Groupe de Recherche en HIStoire)

Résumé

Cet article a pour but de mettre en avant la carrière de Patricia Lyfoung au sein de la bande dessinée française, ainsi que les expressions et les représentations de son héroïne la Rose Ecarlate. Si son parcours professionnel ne s'éloigne pas de celui de ses collègues masculins (école de dessin, fanzinat, dessin animé, bande dessinée), les contraintes imposées par sa qualité de femme l'obligent à se définir autrement. La Rose Ecarlate est l’héritière d’inspirations aussi diverses que le « trouble jeu » de la sexualité inhérent au shojo ou le modèle féministe proposé par le dessin animé Totally Spies (à l’écriture duquel l’auteure a longtemps contribué). Sous son masque, la Rose Ecarlate devient un personnage multidimensionnel, oscillant entre une femme sportive, aux origines hmong et à la politique engagée. En cela la Rose Ecarlate incarne un idéal féminin, celui du XXIème siècle.

Biographie de l'auteur

Maxence Duarte, Université de Rouen Laboratoire du GRHIS (Groupe de Recherche en HIStoire)
Je suis actuellement doctorant à l'Université de Rouen affilié au Laboratoire du GRHIS. Je prépare ma thèse en histoire contemporaine dans le domaine des cultural studies sous la direction de Elisabeth Lalou et de Ludivine Bantigny. Celle-ci porte sur les super-héros vus par les auteurs de bandes dessinées françaises. J'ai déjà réalisé un mémoire dans le cadre de mon master en 2012 et qui s'intitule Super-héros contre super-vilains, représentations et évolutions d’un média culturel et populaire : l’exemple du journal Strange (1970-1983)
Publiée
2016-09-22
Rubrique
Articles hors-thème