Humour, justice et terrorisme : Le Voyage d’hiver d’Amélie Nothomb et Les Justes d’Albert Camus

Auteurs-es

  • Françoise Paulet Dubois Université d'Almérie, Groupe de recherche HUM444

DOI :

https://doi.org/10.29173/af29330

Résumé

Zoïle, le héros du roman Le Voyage d’hiver qu’Amélie Nothomb publie en 2009, manifeste dès la première page son intention de détourner un avion et de l’écraser, avec tous ses passagers et l’équipage, contre la tour Eiffel. Après une curieuse histoire en rétrospective, il se met à l’œuvre à la clôture du livre et percute le monument avec le Boeing 747 qu’il a appris à piloter. Ce « voyage d’hiver » extrêmement criminel, le personnage nous le raconte à la première personne sur un ton humoristique, celui de l’humour noir. Après avoir étudié plusieurs caractéristiques du « terroriste » et de ses motivations, et avoir examiné les procédés littéraires de l’auteure, je proposerai une réflexion sur certains aspects de la liberté d’expression. J’analyserai ensuite la figure des terroristes « justiciers » de l’histoire dans Les Justes de Camus, une pièce de théâtre de 1949, basée sur des événements réels survenus en Russie en 1905 (l’assassinat de Serge Alexandrovitch, oncle du tsar, par le poète Kaliayev) et je montrerai le déchirement tragique des personnages camusiens. Je tenterai, pour finir, de dégager la valeur morale de ces deux œuvres littéraires. 

Biographie de l'auteur-e

Françoise Paulet Dubois, Université d'Almérie, Groupe de recherche HUM444

Agrégée de français retraitée. Docteure en littérature française avec une thèse sur Baudelaire. Collaboratrice du groupe de recherche en "Théorie de la littérature et littérature comparée " de l'Université d'Almérie (Espagne) Auteure d'articles d'analyse littéraire, parus dans diverses revues universitaires

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Publié-e

2017-11-06