https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/issue/feed ALTERNATIVE FRANCOPHONE 2019-05-22T02:29:19-06:00 Sathya Rao srao@ualberta.ca Open Journal Systems <div style="font-size: 14px;">Le propos d'<em>Alternative francophone</em> est de repenser la notion traditionnelle de francophonie selon les axes suivants : 1) envisager le français comme langue mineure plutôt que comme langue universelle ou langue d'exception, 2) promouvoir les échanges entre toutes les francophonies, 3) théoriser un postcolonialisme francophone, 4) explorer la diversité des configurations culturelles et identitaires produites dans le contexte francophone, 5) mettre en oeuvre une francophonie de résistance contre les totalitarismes linguistiques et culturels quels qu'ils soient. <div style="font-size: 12px;">&nbsp;</div> </div> https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29378 Introduction 2019-05-22T02:29:18-06:00 James Boucher james.boucher@rutgers.edu Cynthia Laborde cynthia.laborde@uta.edu Introduction du numéro spécial 2019-02-14T09:17:22-07:00 ##submission.copyrightStatement## https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29372 Schizoanalytical Theology: Deleuze and Guattari’s Ecological Spirituality and Glissant’s Postcolonial Critique 2019-05-22T02:29:19-06:00 Grant C Brown gbrown6@swarthmore.edu <p>Durant leur collaboration de 1972 à 1992, Gilles Deleuze and Félix Guattari ont développé un corpus de travaux théoriques qui s’inscrit dans la lignée du poststructuralisme français. A travers leur œuvre, un ouvrage en deux volumes intitulé « Capitalisme et schizophrénie », ils s’interrogent sur la nature du désir, les schémas organisationnels de la société ainsi que la structure métaphysique du monde. Cependant, malgré leur affirmation d’avoir produit un projet parfaitement égalitaire, leurs travaux sont sujets à une variété de développements d’exclusion et de limitations culturelles. Cet essai tente de combler ces lacunes par le biais d’hypothétiques mises en relation écologiques et théologiques avec l’œuvre de Gilles Deleuze and Félix Guattari. Dans un premier temps sera abordé le développement de la « théologie schizoanalytique», une application de leur notion de schizoanalyse qui bouleverse les conceptions transcendantales de la divinité pour ancrer la spiritualité dans la créativité du désir et la variabilité des processus écologiques. Vient ensuite l'exploration des théories d'Édouard Glissant, un théoricien francophone de la Martinique, dont le travail, fortement influencé par Deleuze et Guattari, se concentre sur le développement d'une ontologie cohérente avec les expériences culturelles des colonisés. L’interprétation que donne Glissant à l’œuvre de Deleuze et de Guattari, ainsi que sa divergence par rapport à cette dernière, est étudiée afin de mieux comprendre comment leur théorie peut être corrigée et reformulée pour tenir compte des nuances de perspectives à la fois des minorités et de la crise écologique. L’essai se termine par un dialogue entre la théorie de Guattari de «l'écosophie» et les conceptions socioculturelles de Glissant sur l'écologie, montrant ainsi la mise en œuvre et l’adaptabilité de la question de la schizoanalyse à diverses crises modernes qui trouvent leur point culminant dans la dégradation de l'environnement. Deleuze, Guattari, Glissant, crise écologique, théologie</p> 2019-02-14T09:17:22-07:00 ##submission.copyrightStatement## https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29377 An Ecocritical Approach to Identity Representation in Patrick Chamoiseau’s Chronique des sept misères. 2019-05-22T02:29:18-06:00 Bethany Mason bxm054@student.bham.ac.uk <p>L’écocritique et les liens entre l’humanité et la nature sont les thèmes persistants dans l’œuvre de l’auteur martiniquais Patrick Chamoiseau. Dans son premier livre, Chronique des sept miseres (1986), il écrit : ‘“Il faut accompagner l’énergie du monde frère, pas la soumettre”’ (Chronique 140), un argument qui lève le voile sur la lutte entre le pouvoir européen et l’Autre pendant la période de la colonisation, et il démontre que la nature et les êtres humains ont été contrôlés par les mêmes colonisateurs. Cet article monte comment la conquête de la terre et celle de l’identité par les pouvoirs européens sont étroitement liées dans les Amériques, et comment cette conquête représente la source de l’exploitation postcoloniale subséquente de la Martinique et de la Guadeloupe par la métropole. Une analyse approfondie de Chronique par Chamoiseau révélera comment l’auteur représente la conscience universelle, qui vise à unifier l’humanité et la nature par sa présentation des relations entre les personnages et la terre, et la personnification du monde naturel. Cet article examine les liens entre l’identité et l’environnement dans Chronique et la façon dont Chamoiseau résiste au dualisme entre la nature et l’humanité par le moyen de ces liens. Ensuite, il sera question de la relation entre l’intervention coloniale et de l’exploitation à la fois de l’humanité et de la nature et les problèmes de la production alimentaire dans la région, avant d’examiner le rôle que le capitalisme et le consumérisme ont joué dans la perpétuation de ce dualisme.</p> 2019-02-14T09:17:23-07:00 ##submission.copyrightStatement## https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29380 Radical Animism and the Geontological: An Ecocritical Reading of Patrick Chamoiseau's Le vieil homme esclave et le molosse 2019-05-22T02:29:17-06:00 James Boucher james.boucher@rutgers.edu <p>Le roman Le vieil homme esclave et le molosse par Patrick Chamoiseau est un récit complexe qui aborde à la fois l’humain, le non-humain et l’écologie sur l’île de Martinique. Outre l’exploration des perspectives humaines différentes, les subjectivités non-humaines qui comprennent l’animal, le végétal et l’inanimé constituent une ontologie animiste qui sert de socle pour une vision écologique cohérente. Le texte de Chamoiseau examine les liens entre les histoires humaines du passé au présent, du colonialisme des blancs (békés), de la diaspora africaine jusqu’au génocide des Amérindiens avec une approche basée sur l’assemblage. En plus des apports théoriques sur l’animisme et l’indigène, ma lecture écocritique du roman s’appuie sur le concept conçu par Elizabeth Povinelli, à savoir la géontologie qui se focalise sur l’agentivité du non-humain.&nbsp;</p> 2019-02-14T09:17:24-07:00 ##submission.copyrightStatement## https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29374 Une poétique des espaces : lecture écocritique des géographies et langages hybrides dans Verre Cassé 2019-05-22T02:29:17-06:00 Nathan Germain nathangermain@gmail.com <p>Le roman Verre Cassé d’Alain Mabanckou présente une nouvelle réalité de l’Afrique. A travers les écrits du personnage éponyme, le lecteur entre dans la vie quotidienne d'un quartier pauvre à Pointe-Noire, au Congo. Le livre est un effort de donner une voix à cet espace normalement muet ; dans un langage qui est toujours à mi-chemin entre le français littéraire et le français populaire, Verre Cassé représente une manière de tenir compte de plusieurs espaces, tant global que local. Cet article se propose d’analyser le rôle que joue le langage dans cette ouverture aux complexités du monde et dans la mise en relation de plusieurs espaces géographiques. Verre Cassé semble nous donner un moyen d’existence « entre-deux » : entre le français littéraire et populaire, entre une prise de conscience locale et un engagement plus global. Cet article se propose donc d’examiner le rapport entre l’espace local (dans le quartier Trois-Cents) et l’espace global (le Congo, la France, ou le monde en général) dans Verre Cassé. Dans quelle mesure peut-on dire que le langage permet un enracinement et une ouverture en même temps? À partir de quelques notions géographiques de base, cet article analyse le roman de Mabanckou comme une poétique des espaces. Enfin, en examinant les théories de Glissant (Relation, Tout-monde, mondialité), l’étude explore la vision originale de l’espace que propose Mabanckou tout en démontrant la pertinence des approches écocritiques portant sur des littératures francophones.&nbsp;</p> 2019-02-14T09:17:24-07:00 ##submission.copyrightStatement## https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29375 L’efficacité de l’écriture dans Fukushima. Récit d’un désastre (2012) de Michaël Ferrier : contre la résignation face à la catastrophe. 2019-05-22T02:29:16-06:00 Aurélie Briquet aurelie.briquet94@gmail.com <p>Avec Fukushima. Récit d’un désastre, publié en 2012, Michaël Ferrier nous livre son expérience d’une catastrophe qu’il a en partie vécue de l’intérieur : l’écrivain et universitaire français habite en effet à Tokyo depuis plus de vingt-cinq ans, et se trouvait sur les lieux le 11 mars 2011 lorsque s’est déclenché l’un des plus grands séismes de l’histoire du Japon. Le tsunami et la catastrophe nucléaire qui lui ont succédé l’ont par la suite conduit à remonter en direction du nord du pays, tout près de la zone ravagée de Fukushima : il s’agissait alors pour lui de porter secours aux survivants, mais aussi de découvrir par lui-même l’ampleur du désastre en recueillant leurs témoignages. Les conséquences des accidents nucléaires qui ont eu lieu dans la centrale de Fukushima sont finalement développées dans la troisième et dernière partie de l’ouvrage, où l’auteur explique à quelle « demi-vie » les Japonais sont désormais condamnés. L’ouvrage pourrait donc se limiter à une visée purement informative, documentaire. Mais l’ambition de son auteur est tout autre, et engage la question de l’efficacité de l’écriture. Il s’agit en effet ici de nous faire partager l’expérience très sensorielle du séisme, de nous faire saisir pleinement le bouleversement du monde qu’il implique. Les récits des victimes du tsunami, poignants mais pudiques, les paysages dévastés qui s’offrent aux regards à travers la plume de Michael Ferrier sollicitent ensuite notre responsabilité. Lorsque l’on découvre l’horreur de la situation atomique dans le pays, avec son cortège de contaminations, on peut entendre l’ironie amère et mordante de l’auteur comme l’expression d’une révolte inapaisable. Car aujourd’hui encore, le désastre de Fukushima se prolonge : l’écriture de Michaël Ferrier nous aura rendus sensibles à sa violence ainsi qu’à la nécessité de demeurer vigilants et actifs.&nbsp;</p> 2019-02-14T09:17:25-07:00 ##submission.copyrightStatement## https://journals.library.ualberta.ca/af/index.php/af/article/view/29376 L’importance de préserver la diversité des accents pour contrer l’insécurité linguistique en Ontario français 2019-05-22T02:29:16-06:00 Christian Bergeron cberger9@uottawa.ca <p>Le Canada est un pays enrichi par le multiculturalisme et l’immigration, mais la protection et la valorisation de la langue française demeurent un enjeu majeur. Spécifiquement, les membres des communautés francophones en situation linguistique minoritaire au Canada (hors Québec) vivent des réalités variées et complexes. Dans ce contexte, certains luttent pour leurs survies afin d’éviter l’assimilation, alors que d’autres s’harmonisent avec la situation linguistique majoritaire anglophone, tout en conservant une identité linguistique francophone. Dans cet article, je porterai un regard analytique sur l’importance de préserver le pluralisme des accents francophones pour contrer l’insécurité linguistique chez les communautés francophones en situation linguistique minoritaire au Canada. Pour se faire, à partir de données du dernier recensement de Statistique Canada, je dresserai un portait des Franco-Ontariens de la province de l’Ontario ainsi que de l’immigration francophone. Ensuite, j’étudierai une capsule vidéo du groupe franco-ontarien Improtéine ainsi que des situations épilinguistiques afin d’étudier la notion d’insécurité linguistique, dont le rôle des accents. La typologie du linguiste français Louis-Jean Calvet sera utilisée pour analyser les situations épilinguistiques, à savoir l’insécurisation statutaire, formelle et identitaire. En conclusion, je présenterai des pistes de réflexion, inspirées des travaux de l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, qui pourront être pertinentes pour contrer l’insécurité linguistique.&nbsp;</p> 2019-02-14T09:17:26-07:00 ##submission.copyrightStatement##