Les filles sortent (de) leurs bulles : Pénélope Bagieu, Margaux Motin, Eva Rollin, Diglee… un nouveau genre de BD féminine.

  • Séverine Olivier

Résumé

Dans la première décennie des années 2000, Pénélope Bagieu, Margaux Motin, Anne Guillard, Aude Picault, Eva Rollin, Diglee, Nathalie Jomard… envahissent les rayons des librairies avec une nouvelle forme de bande dessinée féminine. Si son succès s’explique en partie par la création d’un personnage féminin anti-héroïque et profondément nombriliste à l’image de ses auteurs mais sans doute aussi de ses lectrices, il semble également dû au caractère intermédiatique de ces nouveaux phylactères : née dans et grâce à d’autres médias, cette BD du féminin, étiquetée « BD girly », doit sa genèse à la blogosphère, à la presse féminine et à la chick lit apparue avec Le Journal de Bridget Jones, dans le sillage duquel elle s’inscrit. Cette intermédialité ne confine-t-elle pas dès lors les bédéistes « girly » aux marges de la bande dessinée en les conduisant, voire les contraignant, à créer une BD de grande consommation et une BD de genre, au sens de catégorie littéraire mais aussi et surtout au sens sexué du terme ? 

Publiée
2016-02-22
Rubrique
Articles sur la BD au féminin