Violences de l'énonciation, énonciations de la violence dans Faire semblant c'est mentir de Dominique Goblet

François Poudevigne

Résumé


Échappant aux catégories traditionnelles de la bande dessinée, l’œuvre Faire semblant c’est mentir de Dominique Goblet interroge, en une chronologie éclatée répartie sur quatre chapitres, les relations entretenues par l’auteure avec différents membres de son entourage familial. On s’intéressera ici plus spécifiquement aux épisodes mettant en scène les diverses figures parentales (père, mère, belle-mère), en tant qu’ils thématisent une forme de violence plurielle. On tâchera notamment de montrer que cette violence s’articule autour de dispositifs énonciatifs spécifiques, qui font de la parole le lieu d’un affrontement permanent. Tout l’enjeu de cette étude sera ainsi d’interroger cette violence énonciative, ses modalités de représentation ainsi que le rôle qu’elle occupe dans l’entreprise autobiographique pour le moins singulière menée par l’auteure.

Abstract:

Escaping the traditionnal categories of comic books, Dominique Goblet's Faire semblant c'est mentir questions, in a fragmented chronology running through four chapters, the relationships between the author and her family. I will focus more specifically on the various episodes involving her parents (mother, father, stepmother), as they dramatize a pluralist violence. I will especially try to show that this violence is build on some very specific enunciative layouts, which turn the speech into a permanent conflict. Thus, my point will be to question this enunciative violence, its modalities of representation, and its function in the very particular autobiographical project of the author.

Mots-clés


bande dessinée; énonciation; violence; autobiographie

Texte intégral :

article


DOI: http://dx.doi.org/10.29173/af27212



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ISSN : 1916-8470