La méditation comme moyen de synthèse culturelle dans les œuvres du compositeur Yoshihisa Taïra

Auteurs-es

  • Hiroyo Morooka Laboratoire MUSIDANSE, université Paris 8

DOI :

https://doi.org/10.29173/af29425

Mots-clés :

Yoshihisa Taïra, méditation, écoute, zen, ma

Résumé

Le compositeur Yoshihisa Taïra (1937-2005) cherche – dans sa composition – à réaliser une synthèse culturelle entre la France, où il s’est formé et a vécu, et le Japon, son pays d'origine. Il utilise alors la méditation comme thème musical pour se libérer de l’intellectualisation et de la verbalisation de la musique, et ce, dans le but de revenir à l’écoute en tant qu’essence musicale. En utilisant le concept du ma (vide), en s’inspirant de la pensée bouddhiste zen, Taïra réussit à trouver une position équilibrée avec le contexte esthétique de la postmodernité française représentée par Jean-François Lyotard.

Cet article creuse donc ce en quoi la méditation est la synthèse culturelle pour Taïra, en analysant du point de vue musical et philosophique, la possibilité de l’existence d’un croisement idéologique entre ces deux cultures qui inciterait le compositeur à retourner vers l’inspiration de la culture japonaise, à l’aide de la pensée issue de Logique du lieu de Kitarô Nishida.

Biographie de l'auteur-e

Hiroyo Morooka, Laboratoire MUSIDANSE, université Paris 8

Hiroyo Morooka est doctorante en musicologie sous la direction de Jean-Paul Olive et Álvaro Oviedo, au laboratoire MUSIDANSE de l’université Paris 8. Sa thèse s’intitule « Les inspirations et usages compositionnels de la culture et de la philosophie japonaises chez Yoshihisa Taïra et Helmut Lachenmann ». Elle a obtenu une licence en flûte traversière à l’université de musique Musashino au Japon, puis un master de musicologie à l’université Paris 8.

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Publié-e

2021-04-13